Quelques bonnes raisons de faire un SCOT

1. Mieux connaître le territoire, observer ses évolutions et anticiper les changements à venir
L’élaboration d’un SCOT nécessite la réalisation d’un diagnostic territorial mettant en évidence les atouts et faiblesses du territoire et les enjeux pour son développement à venir. Ainsi, elle permet de capitaliser et d’approfondir la connaissance du territoire et de conduire une réflexion prospective, essayant d’anticiper les évolutions futures pour mieux y répondre.

2. Défendre un projet de territoire et se donner les moyens de sa mise en œuvre
A compter du 1er janvier 2017, tous les territoires non couverts par un SCOT ne pourront plus ouvrir de nouvelles zones à l’urbanisation sauf dérogation accordée par le Préfet. Les territoires couverts par un SCOT en vigueur échappent à cette restriction, le SCOT permettant de justifier les besoins de consommation d’espace au regard du projet de territoire.

3. Exister et afficher un positionnement vis-à-vis des acteurs économiques et des territoires voisins
A l’intérieur de son périmètre, le SCOT rassemble des territoires qui partagent un destin et des intérêts communs. En s’associant volontairement pour aboutir à un projet de développement cohérent, le territoire souhaite envoyer un message positif et afficher une stratégie claire vis-à-vis du milieu économique et des autres territoires.

4. Permettre aux Etablissements Publics de Coopération Intercommunale (EPCI) qui composent le SCOT d’exprimer un projet cohérent entre eux
La démarche SCOT est l’occasion pour chaque intercommunalité d’exprimer une vision prospective de son territoire et de formaliser un projet, en tenant compte des projets des autres intercommunalités membres.

5 Développer plus largement les relations entre les acteurs de l’aménagement du territoire
La démarche SCOT associe les différents niveaux de collectivités concernées, mais aussi divers acteurs institutionnels et privés. Le SCOT devient donc un lieu de concertation où la réflexion est transversale. Le dialogue instauré favorise la cohérence des actions de chacun et peut conduire à la mise en place de partenariats.

6. Intégrer ou prévoir un projet structurant
Le SCOT constitue souvent la bonne échelle géographique pour préciser la localisation ou définir les mesures d’accompagnement et d’intégration d’un projet d’aménagement ou d’infrastructure de grande ampleur. Il permet de tirer le meilleur parti du projet et/ou d’en limiter les incidences négatives.

7. Rompre avec des tendances non durables de développement et limiter les coûts collectifs
Le SCOT se doit de lutter contre la consommation excessive de terres agricoles, de réduire les émissions de gaz à effet de serre, de préserver la biodiversité et d’encourager les transports collectifs. Il est l’occasion de proposer un projet de développement véritablement durable, qui limite le coût collectif (économique, social et environnemental) des décisions d’aménagement sur le long terme.